Comme épi de blé

D'un pas
lent...
dans la mobilité
pressantes des heures,
j'éventre
le jour.
Seuls complices
de mon Je?
la Nature
et ses mystères.
Me perdre
là...
où la vie
semble se refermer
alors que le silence
s'élance à l'assaut du ciel.
Mais, vociférant,
un tonnerre remplit l'air
et brise l'extase.
Fulgurant,
un éclair déchire l'espace.
le vent hurle
et se déchaîne.
Le ciel,
comble de mélancolie,
se soulage.
Ses pleurs dévalent
le long des sentiers
meurtris
par l'usure du temps.
La terre
sent bon la terre.
Je dois moi aussi comme le ciel,
soulager mon esprit.
Je vais au fond de la mémoire
qui comme un grenier,
amoncelle pensées
héritées depuis mon enfance.
Beaucoup d'entr'elles
sont devenues de ma propriété.
-Avoirs,
que personne ne connaît,
même pas
les légitimes propriétaires-
Ils sont là, en file,
spectaculaires mais usagés.
Ils occupent places utiles
et je dois m'en délivrer.
L'urgence est au délire.
Ça y- est,
sitôt dit, sitôt fait!
Je n'ai plus de biens
à choyer.
Libre,
je ferme les paupières,
m'expose au soleil qui,
adagio renaît.
Ivre de vent,
je suis prête à m'élever
comme épi de blé
et insouciant
maintenant,
mon esprit thésaurise
de nouvelles
et fantasmagoriques
pensées.
Je le laisse
rêver!
.
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.
Come spiga di grano
.
D'un passo
lento...
nella mobilità
pressante delle ore,
sfondo
il giorno.
Soli complici,
la Natura
e i suoi misteri.
Perdermi
là...
dove la vita
sembra sospendersi
allorché il silenzio
si lancia all'assalto del cielo.
Ma fragoroso,
un tuono riempie l'aria
e rompe l'estasi,
fulmineo,
un lampo lacera lo spazio,
il vento urla
e si scatena.
Il cielo,
denso di malinconia
si sfoga.
Le sue lacrime
precipitano
lungo i sentieri
logorati dal tempo.
La terra adesso
profuma di terra.
Debbo anche io come il cielo,
alleggerire la mia mente.
Vado in fondo alla memoria
che come un solaio
accatasta pensieri
ereditati da quando ero bambina.
Molti di loro
son diventati di mia proprietà.
-Possedimenti
che nessuno conosce,
nemmeno
i legittimi proprietari-
Stanno lì, in fila,
spettacolari ma deteriorati.
Occupano spazi utili,
debbo liberarmene.
L'urgenza è al delirio.
Ecco,
detto fatto!
Non ho più beni
da custodire.
Libera,
chiudo le palpebre,
mi concedo al sole
che adagio rinasce.
Ebbra di vento,
sono pronta a svettare
come spiga di grano
e spensierata
adesso,
la mia mente tesorizza
nuovi
fantasmagorici
pensieri
e lo lascio
sognare!
.
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