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Fantasia 17 maggio 2012 · lettura 5 min · 2010 letture

Le paradis retrouvé

Jeannine Gérard 492 poesie pubblicate
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~ * ~ ~ * ~ Au milieu des bois reverdis, émerge un lac large comme une mer. Toutes sortes de charmantes fleurs s’y baignent ou s’y mirent, coquettes et fières. Les hirondelles passent dans l’air et viennent se ranimer sur ses eaux qui chantent et rient joyeuses entre les fleurs et les parfums qui se répandent partout. Quelle humaine gens douée de la faculté de sentir, ne voudrait être à la place de ces deux jeunes filles animées et ravies, à jouir du silence de ce lieu fabuleux. C’est un délicieux paradis lorsqu’arrive le renouveau. L’une, assise à l’ombre d’un vieil arbre l’autre, debout sur la rive du lac, nues, ragaillardies par les haleines printanières, prennent plaisir à humer les parfums de la terre entrouverte. Leur corps est plein d’une grâce sublime. Elles aiment ces matins lamés d’azur et teintés de rose tendre qui donnent aux choses une douceur infinie. On dirait que le ciel se réjouit de leur corps et de leur bonheur. Ses couleurs se font plus caressantes et versent sur l’eau alanguie un long ruisseau d’or. Ô merveilleuse Nature. Non à peine le printemps apparaît qu’il engendre ce qu’il faut. Un vrai miracle! Tout prend vie avec lui. La terre ouvre son sein et devient sa chaste épouse. Et d’elle, naîssent la rose, la pâquerette et le bluet… L’air bourdonne de présages… les couleurs se marient et se chamaillent aussi. On dirait qu’on entend le bourgeon qui se fend. Ah! L’air… l’eau… les parfums… les couleurs… ne se montrent- ils pas amis de la plus pure fantaisie? Un arbre séculaire lève son parasol sur l’horizon vaporeux où tout se confond et s’efface… Sous un grand ciel teinté de vapeurs rosées, le lac semble enchanté. La brise le hérisse d’écailles et éveille ses murmures. Ses remous s’allongent et tressaillent comme un serpent qui veille. Elle balaye aussi les graines ailées. Jolies rôdeuses au vol muet. Tandis que tout vibre et tout chante autour d’elles, le bon soleil leur coule sa chaleur sur leur corps séduisant de jeunesse, Une volupté délicieuse les pénètre. On ne sait quoi de pur et de surnaturel les envahit jusqu’au tréfonds de l’âme. Elles ne sont nulle part ailleurs que dans les ailes invisibles de l’air… Elles rêvent! Et Dieu lui même semble se réjouir penché sur sa création. . ~ * ~ ~ * ~ ~ * ~ ~ * ~ . Il Paradiso ritrovato . In mezzo ai boschi rinverditi, emerge un lago ampio quanto un mare. Affascinanti fiori si bagnano o si mirano, civettuoli e fieri. Le rondini passano nell’aria e vengono a rianimarsi sulle sue acque che cantano e ridono gioiose tra i fiori e i profumi diffusi ovunque. Quale essere umano non vorrebbe trovarsi, come queste due fanciulle vivaci e liete, a gioire del silenzio di un luogo fatato? È il delizioso paradiso della novella stagione. L'una, seduta all'ombra di un vecchio albero, l'altra in piedi sulla riva del lago, nude entrambe, prendono il piacere degli aliti primaverili, inspirandone i profumi dalla terra dischiusa. Il loro corpo è pieno di una grazia sublime. Amano queste mattinate laminate d'azzurro e di rosa. Si direbbe che il cielo si rallegri della loro felice nudità. I suoi colori si fanno più carezzevoli. Versano sull'acqua illanguidita un lungo ruscello d'oro. Oh, meravigliosa Natura! Non appena la primavera appare già concepisce ciò che occorre. Un vero miracolo... tutto prende vita con lei. La terra apre il suo grembo e da lei nascono la rosa, la pratolina, il nontiscordardimé... L'aria ronza di presagi. I colori si sposano e si accapigliano anche. Sembra di sentire il germoglio che si rompe. Ah! L'aria... l'acqua… i profumi... i colori… non si mostrano forse amici della più pura fantasia? Un albero secolare solleva il suo ombrello sull'orizzonte vaporoso, dove tutto si confonde e si cancella. Sotto un cielo vasto tinteggiato di vapori rosei, il lago sembra incantato. La brezza ne solleva le squame e sveglia i mormorii... I suoi fruscii si stendono e sussultano come un serpente in attesa. La brezza spazza via anche i grani alati. Bei vagabondi dal volo muto. Mentre tutto vibra e tutto canta intorno ad esse, il buon sole cola il suo calore sul loro corpo seducente di giovinezza. Una voluttà deliziosa le penetra. Non si sa cosa di puro e di soprannaturale le invade fino all'intimo dell'anima. Non sono in nessun altrove che nelle alate correnti dell'etere. Sognano! E Dio stesso sembra chinarsi lieto sulla sua creazione. ~ * ~ ~ * ~
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Huile sur toile de J. Gérard 2012

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Jeannine Gérard
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